Cette série est composée de 3 diptyques. Elle évoque, en toile de fond, le dérèglement climatique en cours.
Le premier diptyque, qui donne son nom à la série, est composé de deux toiles réalisées avec de la toile de Jouy peinte et brodée. Des éléments tout droit issus de l'univers urbain, graffitis, barrières, canalisations, ont envahi ces représentations tissées d'une campagne idéalisée. Des animaux brodés en blanc viennent aussi perturber les scènes pastorales traditionnelles de la toile de Jouy. Ces animaux apparaissent et disparaissent tels des fantômes dans un monde semblant en déliquescence.
Dans le second diptyque « Les sauvageons (1 - L'oiseau, 2 - L'ours) », la toile de Jouy utilisée représente des groupes d'enfants en train de jouer dans un cadre bucolique. De nouveau, des animaux hantent ces toiles (l’oiseau pour la première et l’ours pour la seconde), mais ils apparaissent ici plus comme des divinités surplombant ces scènes enfantines. Des graffitis transparaissent aussi sur ces toiles, semblant nous avertir d’une menace à venir.
Enfin, dans le dernier diptyque "Broken (1) et (2)", la toile de Jouy n’est pas ici peinte, mais décolorée à la javel. Cette brûlure chimique évoque les ravages humains sur l'environnement. Des scénettes avec des animaux y sont brodées en noir et jouent avec le motif pastoral du tissu imprimé. Ces derniers tableaux représentent un monde déliquescent, oscillant entre le merveilleux et l'inquiétant.